Un an après la ratification par la Suisse de la Convention UNESCO, la Commission suisse pour l’UNESCO et la Coalition suisse pour la diversité culturelle ont présenté à Berne un catalogue de propositions élaboré par soixante professionnels de la culture, des journalistes et des enseignants. Ce rapport couvre huit domaines : musique, cinéma, arts visuels et sauvegarde du patrimoine, littérature, théâtre et danse, éducation, médias, coopération internationale.
Plus d’informations
Le 12 juin 2009, la Coalition française pour la diversité culturelle a reçu les participants au Forum mondial « Diversité culturelle 2030 », organisé par la Commission allemande pour l’UNESCO, à la veille de la prochaine Conférence des Parties de l’UNESCO. Ce forum a pour objet de sensibiliser et former une quarantaine de jeunes professionnels et futurs décideurs venus du monde entier, aux enjeux et à la mise en œuvre de la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles.
La Cour de Justice des Communautés européennes (CJCE) adopte dans son arrêt UTECA rendu le 5 mars dernier une vision respectueuse de la diversité des expressions culturelles. Interrogée par le juge espagnol, la Cour devait déterminer la validité d’une réglementation obligeant les télévisions à investir 5% de leurs recettes d’exploitation dans le financement de films et téléfilms européens et à affecter 60% de ces 5% à des œuvres de langue originale espagnole. Ce système qui était contesté par les télévisions commerciales espagnoles, a été jugé par la CJCE parfaitement compatible avec la directive « Télévisions sans frontières » qui ne contient aucune disposition sur cet aspect précis du financement des productions et donne même aux Etats membres la faculté de prévoir des règles plus détaillées ou plus strictes dans les domaines qu’elle couvre. Le juge communautaire va plus loin : s’il souligne que la mesure relative à l’obligation d’investissement dans les œuvres de langue espagnole est contraire aux 4 grandes libertés du marché intérieur, il indique que la promotion de la diversité linguistique correspond à une raison impérieuse d’intérêt général justifiant une telle violation. Lire la suite…